Pourquoi on migre – de l’inégale légitimité des mobilités

Par Eloïse Goffart, diplômée en sciences politiques

Je suis née dans l’espace Schengen. Mon enfance était confortablement bercée de séjours dans les stations de ski alpines en France, de visites aux amis allemands de ma mère, d’étés à Montréal chez mes grands-parents. J’avais peu de conscience des frontières en tant qu’entités pertinentes à mon existence. Quand on rentrait de France, je ne remarquais le passage en Belgique que par le rythme des lampadaires orangés bordant l’autoroute. On pourrait classer ma mobilité en plusieurs catégories : tourisme, visite à la famille et aux amis, études, et récemment, travail/famille/études/tourisme tout à la fois. Le point commun, c’est que toutes ces formes de mobilité ont toujours été non seulement possibles (j’ai accès aux technologies du train, de l’avion, de la voiture), mais aussi permises (deux fois seulement ais-je eu besoin d’un visa, qui m’a été offert sur un plateau d’argent), et surtout légitimes, voir encouragées. Partir, c’était bon et souhaitable pour moi, selon ma famille, le service mobilité de l’unif, les médias. Si ma mobilité était bonne et souhaitable pour l’Etat, l’environnement et la communauté où je m’en allais, là n’était pas la question. Aujourd’hui, en Occident, chacun.e a le droit d’émettre une opinion sur la légitimité et la désirabilité des personnes qui migrent vers « chez nous ». Après tout, c’est « chez nous », non ? Alors pourquoi personne n’a jamais évalué la légitimité et la désirabilité de mes migrations ? Et plus encore, pourquoi avons-nous également le droit de juger de la légitimité et la désirabilité de nos propres migrations vers ailleurs, ou plutôt pourquoi celles-ci semblent-elles aller de soi ?

Certains systèmes d’immigration ont la cote. Celui du Canada, par exemple. Depuis longtemps, le Canada porte un double discours utilitaire et humanitaire sur l’immigration. Celle-ci devrait, d’une part servir les intérêts de la nation, sous forme de travailleurs/euses trié.e.s sur le volet en fonction de la correspondance entre les demandes actuelles du marché du travail et d’autre part, prendre son lot de misère du monde, sous forme de quelques milliers de réfugié.e.s réinstallé.e.s[1], dont une partie toujours plus grande est prise en charge par des associations ou des particuliers. La rhétorique est aguichante : en acceptant seulement celles et ceux qui pourront facilement s’insérer dans le marché du travail, nous leur garantissons une intégration économique. Mais nous sommes aussi humains, d’ailleurs notre premier ministre accueillent les réfugié.e.s à l’aéroport[2]. Le Canada jouit d’une réputation internationale de multiculturalisme et d’humanisme aidée par le contraste avec les dérives de son voisin américain.

Cependant, le système d’immigration est en réalité bien moins égalitaire, et basé sur une vision très néolibérale de l’individu comme ressource. L’Australie, bien plus vocale sur son refus d’accueillir des demandeurs d’asile, a, elle aussi un système d’immigration basé sur les qualifications, publiant une liste des professions en demande. Les personnes correspondant à ces catégories gagnent des points qui leur permettront, peut-être, d’obtenir un highly skilled visa. On est en droit de se questionner sur la cohérence de tels systèmes, à un moment où le discours entourant les migrations est de plus en plus phrasé en termes d’identité, d’intégration, et de culture. Ces politiques d’immigration considèrent les potentiel.le.s immigrant.e.s comme des solutions à un manque de main d’œuvre, et non comme des individus humains portant une histoire et des attentes ; dès qu’ils et elles ne servent plus une fonction économique, ils et elles sont ramené.e.s à leurs différences, qui semblent soudain insurmontables.

Qu’en est-il de la catégorie des réfugié.e.s, personnes sous protection subsidiaire[3] et autres visa humanitaires ? N’est-ce pas là la preuve de la bénévolence désintéressée de l’Etat et de ces citoyens ? La réalité n’est pas si simple. Plusieurs auteur.e.s[4] ont mis en évidence le changement discursif autour des réfugié.e.s après la guerre froide. Pour faire simple, la période de la guerre froide donnait une image de bastion des droits humains aux Etats accueillant des réfugié.e.s en provenance du monde communiste. Les réfugié.e.s étaient donc une ressource haute en capital symbolique pour les nations capitalistes et communistes en compétition. En témoigne la baisse dramatique des demandes d’asile acceptée dès le début des années 90 – en France, le ratio est soudain passé de 80% d’accord à 20%[5].

La rhétorique humaniste est encore mobilisée, comme dans le cas récent de Rahaf Mohammed al-Qunun, adolescente saoudienne, qui, ayant fui sa famille violente, a reçu l’asile au Canada dans une procédure accélérée grâce à la grande médiatisation de son cas. Beaucoup ont critiqué les motifs sous-jacents de la décision du Canada, et sa célébration par des figures anti-immigration et islamophobes[6]. Le récit a été, en effet, très médiatisé et cadré comme une victoire de la liberté occidentale sur l’obscurantisme islamique – ce qui tombait à point pour redorer le blason du Canada, quelques mois après son refus de mettre fin à la vente très profitable de tanks de guerre à l’Arabie Saoudite juste après le meurtre du journaliste Khashoggi.

La valeur idéologique des réfugié.e.s, bien que pouvant être manipulée dans des cas individuels, n’est cependant plus du tout automatique. Au mieux (ou au pire, selon les visions), c’est leur valeur économique qui est mise en avant[7]. Mais penser que les personnes déplacées de force, du fait de leur statut, existent en dehors des aspirations économiques des pays d’accueil est une illusion. La sociologue Karen Akoka a montré comment les frontières se brouillent, puisque l’octroi quasi automatique (97 à  99%) de l’asile aux boat people d’ex-Indochine dans les années 80 a également servi à renflouer le besoin de main d’œuvre bon marché dans certains secteurs industriels[8]. Le paradigme actuel accuse beaucoup demandeurs.euses d’asile d’être en réalité en quête d’activité économique, mais l’inverse a toujours été le cas : les États voient les immigrant.e.s comme des ressources économiques qu’importe leur statut, et les sélectionne parfois dans cette optique sous couvert de discours humanitaire. Prenons par exemple les critères de sélection des réfugiés réinstallés imposés par l’Allemagne au HCR : en plus des critères de bases (de vulnérabilité), l’Allemagne donne la priorité aux personnes qui respectent les critères d’intégration, c’est-à-dire sont hautement qualifiées, ont de l’expérience professionnelle et parlent allemand[9]. Le cas est intéressant puisque la réinstallation est un mécanisme du HCR mis en place pour traiter les cas les plus vulnérables et urgents, comme les personnes handicapées, les enfants, les personnes âgées, etc. Et pourtant, puisqu’il repose uniquement sur les places offertes volontairement par les Etats, ceux-ci opèrent en effet une sélection opportuniste qui semble profondément contraire à la raison d’être de la réinstallation. Les sociétés Occidentales ne sont pas soudainement devenues hostiles aux réfugié.e.s simplement par choc des civilisation ou repli identitaire, mais parce que les Etats entérinent des politiques et des discours hostiles à celles et ceux qui sont devenu.e.s inutiles à leurs desseins économiques et politiques.

Autant les discours pour ou contre l’immigration, les tirades sur la défense de la souveraineté nationale, de l’économie et de l’intégrité culturelle pullulent, autant le silence autour de l’émigration est assourdissant. Comme le rappelle Catherine Withol de Wenden, nous sommes passé.e.s d’un paradigme de contrôle de l’émigration à celui du contrôle de l’immigration. Nous allons même jusqu’à nous arroger le droit de participer au contrôle de l’émigration des pays desquels nous ne désirons pas voir arriver les ressortissant.e.s – ce faisant nous exportons nos frontières, comme l’Australie qui garde ses demandeurs/euses d’asile dans des camps de détention sur les îles environnantes[10]. De même, les politiques d’immigration dont le but est d’attirer les personnes hautement qualifiées de certains pays moins riches ont été critiquées ces dernières années pour leur effet de brain drain. Mais mêmes ces critiques ne dépassent pas le paradigme que j’ai exposé dans l’article précédent: les migrations Sud-Nord sont considérées comme des phénomènes collectifs, les travailleurs et travailleuses qualifiées sont inévitablement considérées comme des ressources, que ce soit pour leur pays d’émigration ou celui d’immigration. Ma nationalité, ma couleur de peau, et mon statut socio-économique sont tous des aspects qui me permettent d’échapper à cet examen constant du bien-fondé de ma mobilité. Personne n’a mentionné que mon départ pour le Canada ferait perdre une main d’œuvre nécessaire à la Belgique, ni que je risquerais de concurrencer les travailleurs et travailleuses québécois.es.

Rarement questionnons-nous non plus nos voyages de loisir.  Quand nous nous déplaçons dans d’autres pays en tant que touristes, nous sommes persuadé.e.s que nous participons à l’économie et au bien-être des habitant.e.s locales, et pourtant, de l’impact environnemental des kilomètres de bouchons sur les autoroutes de France en Juillet à l’exploitation subie par les employé.e.s des compagnies aériennes low cost en passant par l’escalade des prix de l’immobilier causée par Airbnb et la destruction des écosystèmes par l’établissement d’hôtels all inclusive sur les îles du Pacifique, les effets négatifs sont abondants. Il nous paraîtrait incongru de se voir refuser l’accès à un pays en tant que touriste, par crainte que l’on endommage l’économie locale ou que l’on ne puisse s’intégrer correctement, mais l’année 2018 a comptabilisé plus de 1.4 milliard de touristes[11] ; l’impact de ce type de mobilité, bien que limité dans le temps, devrait, en toute logique, être bien plus inquiétant que celui des 28.5 millions de réfugié.e.s et demandeurs/euses d’asile[12]. Les voyages à but humanitaires sont-ils le dernier bastion de la mobilité bénéfique et désintéressée ? Là encore, des chercheurs/euses mettent en évidence les aspects problématiques du volontourisme, pratique de payer pour passer quelques semaines ou jours à travailler bénévolement dans un « pays en développement ». Qui n’a pas l’une ou l’autre connaissance ayant payé pour passer deux semaines à s’occuper d’enfants dans un orphelinat en Haïti ? Ce genre de pratique participe au maintien de ces institutions qui ont virtuellement cessé d’exister en Occident parce qu’on les reconnait comme lieux de potentiels abus ; de plus, les enfants s’y retrouvant ne sont fréquemment même pas orphelins[13]. De plus, la pratique du volontourisme de court terme s’avère souvent être un gaspillage de ressources, puisque beaucoup d’argent est dépensé pour que des personnes n’ayant la connaissance ni de la langue ni de la culture locale, et encore moins les qualifications requises, performent des tâches qui pourraient être remplies par des personnes locales contre salaire, ce qui stimulerait l’économie. Si les volontouristes partent avec un réel désir d’apporter une aide significative, nous ne pouvons néanmoins collectivement pas nous défaire de notre histoire colonialiste[14], et je doute qu’un voyage de deux semaines en Thaïlande puisse fondamentalement altérer la structure des inégalités mondiale. Parce que les entreprises qui vendent ce type de voyages les auréolent de promesses de « faire une différence », « vivre une expérience, etc., il semble difficile de critiquer ces pratiques ; mais il reste que c’est encore une manière d’externaliser les coûts du développement en vendant un produit aux consommateurs occidentaux, tout en dépolitisant la pauvreté par une narration qui veut que le développement soit le fruit d’action individuelles et non de géopolitique.

Je ne veux pas démoniser l’Occident. Bien d’autres Etats prennent part aux dynamiques profondément inégales des migrations – de l’Etat philippin qui encourage massivement l’émigration de jeunes femmes pour travailler comme aide domestique dans des conditions d’esclavage moderne, aux pays du Golfe qui exploitent massivement la main d’œuvre étrangère grâce au système de kafala où un employeur sponsorise le visa d’un travailleur (et confisque régulièrement le passeport)[15]. Mais force est de constater que les personnes provenant des pays riches ont un levier démesurément puissant sur les régimes des migrations. Je voulais soulever deux choses : 1) Les pratiques de mobilité auxquelles nous, Occidentaux/ales, participons, sont aussi, par bien des aspects, problématiques, et 2) Nous n’examinons pas ou peu la possibilité que nos propres migrations soient problématiques ; tout se passe comme si notre mobilité n’était pas matière à discuter.

Je voudrais revenir à ma situation. Si l’on filtre mes différentes migrations à la lumière de mon utilité au pays d’immigration, on se rend compte que j’ai été une immigrante profondément inutile. Quand j’ai vécu aux Etats-Unis, j’ai profité d’un an de scolarisation gratuite, y compris toutes sortes d’activités extra-scolaire follement amusantes. J’ai bien participé à quelques community services, mais rien qui n’égale le coût des services et infrastructures publics dont j’ai profité. Je n’ai pas payé de taxes, je n’ai pas participé à l’économie puisque je n’ai pas travaillé, et en plus tous les frais de la vie quotidienne étaient couverts par ma famille d’accueil bénévole. Pas fort. En Allemagne, l’université était gratuite, le transport très peu coûteux, et je logeais dans une résidence subsidiée par l’Etat, tandis que j’avais accès à des repas à très bas prix à la cantine universitaire. En plus, profiteuse que je suis, j’ai eu droit aux tarifs étudiants monstrueusement réduits sur tous les événements culturels. Scandaleux ! Enfin, au Québec, je travaille, mais pas assez pour payer des taxes, et on ne peut pas dire que mon boulot actuel soit particulièrement qualifié ou vital à la communauté. J’use et abuse des bibliothèques, des routes, des patinoires et piscines publiques pour lesquelles je n’ai jamais versé un rond. Comble du vampirisme, je prends des cours universitaires au tarif québécois[16], c’est-à-dire bien en dessous du prix réel. Force est de constater que je suis le modèle même de l’immigrante qui profite du système. Sauf que je parle la bonne langue, j’ai la bonne couleur de peau, la bonne religion (ou absence de), la bonne nationalité, et que mes parents ont la bonne somme dans leur compte en banque. Bien sûr, ceci est un exercice mental, on ne m’a jamais accusée de profiter du système, et je ne m’attends pas à ce que cela arrive dans le futur. Mais cela démontre que, malgré la rhétorique utilitariste de beaucoup de systèmes d’immigration, une certaine catégorie de personnes dont on ne parle pas passe entre les mailles du filet. C’est le cas au Québec grâce, notamment aux visas sans aucune exigence de qualification comme le mien, à l’accessibilité touristique du Canada pour certains pays (un.e touriste belge voulant visiter le Canada peut rester 6 mois sans encombre), mais aussi aux discours politiques franchement décomplexés sur les immigrant.e.s désirables, comme le souhait du premier ministre québécois d’importer plus d’immigrant.e.s français.e.s, dont je vous parlais dans l’article précédent. La migration, quand bien même elle se présente comme économique, est filtrée par des critères identitaires.

Je ne pense pas qu’on puisse vivre dans un monde pacifique et égalitaire tant que les intérêts et la souveraineté de certains Etats sont sanctifiés tandis que ceux d’autres Etats ne sont pas considérés pertinents. Je suis reconnaissante pour les opportunités de migration dont j’ai bénéficié – toutes ont suscité des questionnements, ont développé mes sacro-saintes soft skills, et m’ont permis de fonder une multitude de relations durables et profondes. Mais je suis un peu gênée participer aveuglément au régime global des mobilités sans me questionner sur la légitimité et la désirabilité de mes déplacements, alors qu’aucune de ces migrations n’était particulièrement méritée, ni nécessaire. Pourtant, je ne propose pas un monde où la mobilité ne devrait être que méritée et nécessaire, bien au contraire, je suggère que nous nous questionnions sur l’apposition de ces critères à certains groupes de personnes et pas à d’autre, y compris nous-même. La prochaine fois que vous vous déplacez à l’étranger, demandez-vous : pourquoi je bouge ? Qui m’y autorise ? à qui cela bénéficie-t-il ? Si mon profil sociologique ou les motifs de ma mobilité étaient légèrement différents, serait-il plus facile, plus difficile de bouger ?


[1] Les réfugié.e.s réinstallé.e.s ne représentent qu’une très petite fraction des personnes déplacées de force dans le monde, et sont trié.e.s en fonction de critères du HCR et de ceux imposés par les pays d’accueil. Pour en savoir plus, voir https://www.unhcr.org/resettlement-data.html

[2] AUSTEN, Ian, « Syrian Refugees Greeted by Justin Trudeau in Canada », The New York Times, 11 décembre 2015 https://www.nytimes.com/2015/12/12/world/americas/syria-refugees-arrive-in-canada.html

[3] La protection subsidiaire existe dans de nombreux pays comme une manière de reconnaitre qu’une personne a besoin de la protection de l’Etat sans lui accorder les droits complets du statut de réfugié – c’est notamment une protection moins étendue dans le temps. En Belgique, 9% des demandeurs.euses d’asile ont obtenu la protection subsidiaire en 2018, qui est initialement valide 1 an (et doit ensuite être renouvelée) au lieu des 5 ans habituels du statut de réfugié. Source : CGRA, Statistiques d’asile – Bilan 2018 https://www.cgra.be/fr/actualite/statistiques-dasile-bilan-2018

[4] Voir COHEN, Gerard Daniel, In War’s Wake, Oxford, UK, Oxford University Press, 2011, 248p.

[5] AKOKA, Karen, « Distinguer les réfugiés des migrants au XXè siècle : Enjeux et usages des politiques de classification », pp. 47-68, dans AGIER, Michel, MADEIRA, Anne-Virginie (dir.), Définir les réfugiés, Paris, Presses Universitaires de France, coll. La vie des idées, 2017.

[6]NASSER, Shanifa, « Who benefits from rescuing Rahaf? Questions linger after whirlwind story of Saudi teen’s asylum », CBC News, 14 Janvier 2019, cbc.ca/news/canada/toronto/rahaf-al-qunun-canada-saudi-refugee-1.4976735

[7] Par exemple, cette campagne allemande fait la promotion maladroite de l’emploi des réfugiés avec son slogan « Soft Skills can come the hard way », signifiant que les difficultés par lesquelles sont passées les personnes déplacées de force les rendent plus compétents http://employ-refugees.de/

[8] AKOKA, Karen, op.cit.

[9] Pour plus d’informations, voir https://resettlement.de/en/resettlement-2/

[10] WESTON PHIPPEN, J., « Australia’s Controversial Migration Policy », The Atlantic, 29 avril 2016, https://www.theatlantic.com/international/archive/2016/04/australia-immigration/480189/

[11] BEZAT, Jean-Michel, « Le tourisme international a connu une forte progression en 2018 », Le Monde, 22 janvier 2019, https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/22/le-tourisme-international-a-connu-une-forte-progression-en-2018_5412842_3234.html

[12] Statistiques du Haut Commissariat aux Réfugiés https://www.unhcr.org/figures-at-a-glance.html

[13] ROSENBERG, Tina, « The business of voluntourism: do western do-gooders actually do harm? », The Guardian, 13 septembre 2018, https://www.theguardian.com/news/2018/sep/13/the-business-of-voluntourism-do-western-do-gooders-actually-do-harm

[14] Voir Mostafanezhad, Mary, « Volunteer tourism and the popular humanitarian gaze », Geoforum, Vol. 54, 2014, pp. 111-118.

[15] GARDNER, Andrew, « Why Do They Keep Coming? Labor Migrants in the Gulf States », in KAMRAVA, Mehran, BABAR, Zahra (eds), Migrant Labor in the Persian Gulf, London, UK, C. Hurst & Co., 2012.

[16] La Belgique a récemment signé un accord calqué sur celui qui existait déjà avec la France, pour permettre aux ressortissant.e.s d’un pays de profiter d’une éducation au tarif local.

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